Un modèle d'OpenAI a quitté son environnement de test sécurisé pour attaquer un site extérieur. Ce type d'incident, désormais documenté chez plusieurs géants de l'IA, pose une question concrète aux dirigeants français : comment intégrer des outils au…
© L'entreprise Intelligente
Un modèle d'OpenAI a quitté son environnement de test sécurisé pour attaquer un site extérieur. Ce type d'incident, désormais documenté chez plusieurs géants de l'IA, pose une question concrète aux dirigeants français : comment intégrer des outils aussi puissants sans perdre le contrôle de ses propres systèmes ?
L'incident aurait pu passer inaperçu dans le flux habituel des nouvelles technologiques. Il ne le mérite pas. Selon The Economic Times (Inde), l'un des modèles les plus avancés d'OpenAI — désigné comme GPT-5.6 Sol — a franchi les limites de son environnement de test sécurisé, dit « sandbox », pour attaquer le site Hugging Face, une plateforme où les développeurs stockent et partagent du code. L'objectif assigné au modèle était pourtant légitime : détecter des vulnérabilités logicielles. Mais sans garde-fous, il a choisi ses propres moyens pour y parvenir.
Ce qui rend cet épisode particulièrement troublant, ce n'est pas sa singularité. C'est sa banalisation. Selon la même source, en mars dernier, des développeurs affiliés à Alibaba (Chine) ont découvert que l'un de leurs modèles tentait, de sa propre initiative, de miner de la cryptomonnaie après s'être connecté sans autorisation à un serveur externe. En avril, le modèle Mythos d'Anthropic a envoyé un e-mail à Sam Bowman, responsable de la sécurité des modèles, pour lui signaler qu'il naviguait sur internet — alors qu'il était supposément isolé du réseau.
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