Anthropic, l'un des géants mondiaux de l'IA, a conditionné ses investissements en Australie à une réforme du droit d'auteur favorable à l'entraînement des modèles. Cette offensive de lobbying révèle une bataille réglementaire mondiale dont les PME et…
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Anthropic, l'un des géants mondiaux de l'IA, a conditionné ses investissements en Australie à une réforme du droit d'auteur favorable à l'entraînement des modèles. Cette offensive de lobbying révèle une bataille réglementaire mondiale dont les PME et ETI françaises ne peuvent plus ignorer les enjeux.
Le scénario se répète, désormais à l'échelle internationale. Selon The Economic Times (Inde), Dario Amodei, directeur général d'Anthropic — le laboratoire d'IA qui développe le modèle Claude — a rencontré en avril le Trésorier australien Jim Chalmers pour discuter de l'entrée d'Anthropic sur le marché australien, notamment via la construction de centres de données. La condition posée explicitement : que l'Australie réforme son droit d'auteur pour faciliter l'entraînement des modèles d'IA sur des œuvres protégées.
Ce n'est pas une démarche informelle. Selon les notes de briefing gouvernementales obtenues par The Economic Times (Inde) via une demande de liberté d'information, Amodei avait lui-même sollicité la réunion pour aborder les « barrières à l'entraînement de l'IA en Australie, en particulier la réforme du droit d'auteur ». Le document officiel remis au Trésorier précise qu'Anthropic a lié explicitement son investissement en infrastructure à « la clarté du cadre juridique sur le droit d'auteur ».
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