La start-up chinoise Galbot vient de lever 370 millions de dollars pour déployer des robots humanoïdes directement sur les lignes de production. Derrière cette course à l'IA incarnée, une question concrète pour les industriels français : à quel horiz…
© L'entreprise Intelligente
La start-up chinoise Galbot vient de lever 370 millions de dollars pour déployer des robots humanoïdes directement sur les lignes de production. Derrière cette course à l'IA incarnée, une question concrète pour les industriels français : à quel horizon ces machines changeront-elles réellement les règles du jeu dans les ateliers ?
Pendant des décennies, le robot industriel a été synonyme de bras articulé vissé au sol, répétant à l'infini un geste calibré sur une ligne hyperstandardisée. Selon TechNode (Chine), ce modèle commence à montrer ses limites dès que la fabrication exige souplesse et adaptation. Les constructeurs automobiles et les assembleurs électroniques ont tiré le maximum de cette automatisation rigide. Mais pour les milliers de tâches moins normalisées — tri de composants, manutention variable, chargement-déchargement de pièces hétérogènes — la robotique traditionnelle reste largement impuissante.
C'est précisément dans cette brèche que s'engouffre une nouvelle génération de machines dites d'IA incarnée (embodied AI), capables de percevoir leur environnement, de s'y déplacer et d'adapter leurs gestes en temps réel. Le changement de paradigme est fondamental : on passe d'un outil programmé à un agent autonome.
Cet article est réservé aux abonnés
Accédez à l'intégralité de l'actualité AI pour les PME françaises
à partir de 4,90 € / mois.