Pékin envisage de restreindre l'accès mondial à ses meilleurs modèles d'IA, y compris ceux encore non publiés. Pour les PME et ETI françaises qui misent sur des outils à bas coût comme DeepSeek, la menace est concrète : une rupture d'accès pourrait r…
© L'entreprise Intelligente
Pékin envisage de restreindre l'accès mondial à ses meilleurs modèles d'IA, y compris ceux encore non publiés. Pour les PME et ETI françaises qui misent sur des outils à bas coût comme DeepSeek, la menace est concrète : une rupture d'accès pourrait renchérir brutalement leurs solutions d'automatisation et de traitement de données.
Selon Reuters relayé par The Economic Times (Inde), les autorités chinoises ont tenu, au cours du dernier mois, une série de réunions avec leurs plus grands acteurs technologiques — Alibaba, ByteDance et la startup Z.ai — pour discuter d'une mesure inédite : limiter l'accès des entreprises étrangères aux modèles d'IA les plus avancés développés en Chine, y compris ceux qui ne sont pas encore commercialisés. Ces discussions sont pilotées par le ministère chinois du Commerce, avec la participation de la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC), l'agence de planification stratégique de l'État.
Ce mouvement, s'il se concrétise, marquerait un basculement historique. Jusqu'ici, la Chine avait fait de la diffusion large de ses modèles d'IA — souvent open source ou très bon marché — un levier d'influence technologique et commerciale à l'international. Désormais, selon les sources citées par Reuters, Pékin semble vouloir traiter l'IA de pointe comme un actif stratégique national, au même titre que les semi-conducteurs ou les technologies militaires.
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